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Bibliothèque des cultures — Canne à sucre

La canne consomme plus que toute autre culture. C'est ce qui rend chaque point d'efficience décisif.

Mille cinq cents à deux mille cinq cents millimètres par cycle : à cette échelle, un mode d'apport qui perd un tiers de l'eau en l'air ne perd pas seulement de l'eau — il perd l'énergie qui a servi à la pomper.

Grands périmètres
Aspersion ou goutte-à-goutte enterré
Coût de l'énergie
Malawi
Pour aller vite

L'essentiel, en trente secondes

Des ordres de grandeur pour situer un projet — jamais un dimensionnement. La colonne de droite est la plus importante : c'est elle qui dit ce qui, chez vous, fera bouger le chiffre.

Ce qu'on regardeOrdre de grandeurCe qui le fait varier chez vous
Besoin sur le cycle1500 à 2500 mmLe climat et la durée du cycle. C'est le besoin le plus élevé de la table FAO.
Coefficient cultural, pleine végétation≈ 1,25Environ 0,40 à la reprise, 1,25 au maximum de couverture, 0,75 en fin de cycle.
Profondeur racinaire utile1,2 à 2,0 mLe sol et l'âge de la souche.
Réserve mobilisable avant stress≈ 65 %La plus élevée du catalogue, avec l'olivier. La canne va chercher loin.
Hauteur de végétation≈ 3 mElle interdit certains matériels mobiles une fois la culture développée.
Enjeu principalL'efficience et l'énergieÀ ce volume, l'écart entre deux modes d'apport se chiffre en centaines de millimètres par cycle.

Coefficients culturaux et hauteurs de végétation : FAO-56 table 12[1]. Profondeurs racinaires et fractions de tarissement : FAO-56 table 22[2]. Besoins saisonniers : FAO Crop water needs table 5[3]. Le détail des références figure en bas de page.

Et chez vous

Ce que votre sol change, texture par texture

Le tableau précédent décrit la plante. Celui-ci décrit votre parcelle — et c'est leur croisement qui donne une réponse. Trouvez votre texture, lisez la réserve dont vous disposez réellement.

Texture de votre solRéserve totaleUtilisable avant contrainteVitesse d'infiltration
Sable50 à 110 mm/m32 à 72 mm/mplus de 50 mm/h
Sable limoneux60 à 120 mm/m39 à 78 mm/mplus de 50 mm/h
Limon sableux110 à 150 mm/m72 à 98 mm/m15 à 50 mm/h
Limon130 à 180 mm/m84 à 117 mm/m15 à 50 mm/h
Limon fin130 à 190 mm/m84 à 124 mm/m15 à 50 mm/h
Silt160 à 200 mm/m104 à 130 mm/m15 à 50 mm/h
Limon argileux fin130 à 180 mm/m84 à 117 mm/mmoins de 15 mm/h
Argile limoneuse130 à 190 mm/m84 à 124 mm/mmoins de 15 mm/h
Argile120 à 200 mm/m78 à 130 mm/mmoins de 15 mm/h

Réserve totale : FAO-56 table 19, écart entre capacité au champ et point de flétrissement par classe de texture[4]. Colonne utilisable : cette réserve multipliée par la fraction mobilisable de la culture — ici 0,65[2]. Vitesses d'infiltration : FAO, Irrigation Water Management[5]. Valeurs par mètre de sol réellement exploré par les racines : multipliez par votre profondeur utile.

Ce que ce tableau apprend et qu'on récite à l'envers. L'argile ne rend pas plus d'eau que le silt. Elle en retient davantage, mais elle la garde trop fort pour que la plante la prenne. L'échelle « sable, limon, argile » est vraie en bas et fausse en haut.
Ce que cette culture impose

Trois choses décident avant vous

À ce volume, l'efficience n'est plus un détail

Entre un apport qui perd quelques pour cent et un apport qui en perd quarante, l'écart sur un cycle de deux mille millimètres se compte en centaines de millimètres — c'est-à-dire en milliers de mètres cubes à l'hectare, et en carburant ou en électricité pour les pomper. Sur un grand périmètre, ce seul arbitrage dépasse souvent en valeur le coût du matériel lui-même.

Le goutte-à-goutte enterré change l'équation

Sur canne, l'enterré présente deux avantages qui se cumulent : aucune perte en l'air, et une ligne qui ne gêne ni la culture ni les passages. En contrepartie, il impose une discipline — rinçage, suivi de pression, protection contre l'intrusion racinaire — et un plan de pose conservé. C'est un choix de système, pas un choix de produit.

Une culture pluriannuelle, donc un réseau pluriannuel

La canne repousse plusieurs cycles sur la même souche. Le réseau doit tenir aussi longtemps, sans intervention lourde entre deux récoltes. Cela déplace le critère de choix : ce n'est pas le matériel le moins cher qui gagne, c'est celui dont on sait qu'il sera encore uniforme au quatrième cycle.

L'énergie est le vrai poste, pas l'eau. Dans la plupart des périmètres, ce qui coûte n'est pas le mètre cube mais le fait de l'élever et de le pousser. Un réseau qui exige deux bars de plus qu'un autre le paie chaque heure de fonctionnement, pendant vingt ans.
Et maintenant

Ces ordres de grandeur suffisent à poser les bonnes questions. Pas à dimensionner un réseau.

Envoyez-nous votre plan de parcelle et votre analyse d'eau : nous revenons avec un dimensionnement. Et si vous voulez seulement vérifier une référence avant de commander, appelez — c'est gratuit et sans engagement.

Références

D'où viennent les chiffres

Chaque valeur de cette page provient de l'une de ces sources. Aucune n'a été estimée, arrondie ni déduite. Là où la source est muette, la page le dit plutôt que de combler.

  1. FAO, Irrigation and Drainage Paper 56 — Crop evapotranspiration, table 12. Canne à sucre : Kc 0,40 à la reprise · 1,25 au maximum de couverture · 0,75 en fin de cycle · hauteur ≈ 3 m. — fao.org/4/x0490e/x0490e0b.htm
  2. FAO, Paper 56, table 22. Profondeur racinaire de la canne à sucre 1,2 à 2,0 m ; fraction de tarissement 0,65. Correction selon la demande : p = ptable + 0,04 (5 − ETc), bornée entre 0,1 et 0,8. — fao.org/4/x0490e/x0490e0e.htm
  3. FAO, Crop water needs, table 5. Ne comporte pas de ligne vigne ; donne pomme de terre 500 à 700 mm, tomate 400 à 800 mm, maïs 500 à 800 mm, canne à sucre 1500 à 2500 mm — matière pour les autres pages de la bibliothèque. — fao.org/4/s2022e/s2022e02.htm
  4. FAO, Paper 56, table 19, « Typical soil water characteristics for different soil types ». Écart entre capacité au champ et point de flétrissement, par classe de texture — de 0,05–0,11 m³/m³ en sable à 0,12–0,20 en argile. C'est cet écart, multiplié par mille et par la profondeur racinaire, qui donne la réserve en millimètres. — fao.org/4/X0490E/x0490e0c.htm
  5. FAO, Irrigation Water Management — Soil and Water. Réserve utile simplifiée : sable 25 à 100 mm/m, limon 100 à 175, argile 175 à 250. Vitesses d'infiltration : moins de 15 mm/h, 15 à 50, plus de 50 selon le sol. — fao.org/4/r4082e/r4082e03.htm
Base de données neutralisée pour les tests : aucun e-mail envoyé, etc.
Neutralisé